Il y a quelques jours j’ai souhaité regarder de vieux dessins animés de Walt Disney sur la chaine éponyme. Avant de regarder un dessin animé sur la période de Noël datant des années 1940, voici ce qui m’a été donné à lire : “This program includes negative depictions and/or mistreatment of people or cultures. These stereotypes were wrong then and are wrong now. Rather than remove this content, we want to acknowledge its harmful impact, learn from it and spark conversation to create a more inclusive future together. Disney is committed to creating stories with inspirational and aspirational themes that reflect the rich diversity of the human experience around the globe. To learn more about how stories have impacted society, please visit www.disney.com/StoriesMatter”.
Je découvre que cette décision a été prise il y a 4 ans et qu’on peut, sur la page donnée, comprendre en quoi certaines représentations sont racistes. On peut par exemple y lire qu’il y a, dans les Aristochats, un chat grimé en personnage asiatique qui reprend nombre de stéréotypes sinophobes. Dans Dumbo, on voit des corbeaux rendre hommage aux minstrels shows, ces spectacles où des personnages blancs étaient grimés en noirs et reproduisaient nombre de conduites stéréotypées.
Disney s’est doté d’un conseil consultatif aux Etats-Unis avec différentes associations qui les aident à produire des œuvres qui ne seraient pas offensantes. Voici ce qui en est dit : “Ce conseil indépendant est composé d’organisations de premier plan qui défendent les intérêts des communautés qu’elles représentent et qui sont à l’avant-garde de la conduite de changements narratifs dans les médias et le divertissement. Ils soutiennent nos efforts pour accroître notre compétence culturelle en fournissant des conseils continus et un leadership éclairé sur des questions cruciales et des perceptions changeantes.”
Dans le dessin animé que j’ai regardé, on voyait l’atelier du père Noël et la fabrication des jouets. Les jouets représentant des personnages asiatiques étaient parfaitement caricaturaux et racistes. Mais je ne suis pas sûre qu’un-e enfant, puisque c’est à eux qui s’adresse cette chaine a priori, soit capable de le repérer.
Le retrait des œuvres problématiques (il faudra un jour penser un autre terme, que celui-ci, vraiment fourre-tout) doit être questionne à mon sens selon le lieu, le public et le type d’œuvre concerné.
On ne peut agir de la même façon qu’on vise une statue dans l’espace public, une peinture dans un musée ou un film sur une chaine privée à destination de mineur-es.
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